S’il y a un nombril, c’est qu’il y a un trou. Et s’il y a un trou, ou une amorce de trou, je dois pouvoir trouver une sortie. Sortir du nombril. Tout aussi fou que cela paraisse, j’ai la ferme conviction d’avoir enfin trouvé comment sortir de moi-même. L’imagination, l’onirisme, ma folie, que sais-je ? seront finalement nécessaires à cette entreprise.
Tout est possible à condition de poser un regard neuf sur les choses. Inverser les rapports, trouver les failles... n’est-ce pas ainsi qu’ont eu lieu toutes les grandes découvertes ?
« Si le fou persévérait dans sa folie, il rencontrerait la sagesse. »
Faites que Blake ait raison !
Caroline Ha thuc vit à Londres où elle monte des pièces de théâtre. Avec Nombrils, son troisième roman, elle mène une réflexion sur le narcissisme actuel, incarné ici dans le milieu de la photographie contemporaine.