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Autant
avertir le lecteur tout de suite : des pièges, des fausses routes,
des chausse-trappes, il n'en manque pas ici ! Ce texte, qui est sans doute
le texte central de l'œuvre d'André de Baecque (en ce sens
qu'il est à la fois pleinement le fruit du travail de son auteur
mais que d'une certaine manière, il lui échappe, le dépasse,
vit aussi de sa propre vie, développe ses courants d'énergie
internes, déploie ses connexions en temps réel), fascine
d'emblée : d'une part par le sentiment de déroute perpétuelle
qu'il génère à sa lecture, d'autre part par sa mise
en danger du principe même d'écriture - nous y reviendrons.
Enfin, il s'agit bien là de la matrice, de l'œuvre-mère
du corpus baecquien : on trouvera, au fil des lignes, des traces, des
prémisses, des échos d'autres textes de l'auteur (Longue
Distance, Follement Gai, Capharnaüm, La Femme de Loth, Mère
Gynt, etc.).
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